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Stage de Pilotage et de Simulation d’Incidents de Vol

 

 

Qu’est ce qu’un stage de pilotage en parapente? 

 

Un stage entièrement dédié aux techniques de pilotage sur une durée de 2 ou 3 jours. Chaque vol est préparé, filmé et sera analysé lors du débriefing vidéo. Les évolutions se font au dessus du lac d’Annecy où un bateau assure la sécurité. Les pilotes sont équipés d’un gilet de sauvetage, d’une radio et oreillette, et sont guidés par un moniteur spécialisé.

 

Vidéo: déroulement d’un stage de pilotage avec David Eyraud et l’école Les Passagers du Vent 

 

Pilotage ou SIV ?

Le stage SIV (Simulation d’Incidents de Vol) est en quelque sorte l’ancêtre des stages de pilotage. Depuis 2004, on parle de « stage de pilotage en milieu aménagé ». Le pilotage est la mission du pilote. C’est l’ensemble des actions et des décisions qui permet de garder le contrôle de son aéronef. Dans un stage de pilotage, on aborde tout le pilotage ! La gestion des incidents de vol en fait partie. Mais il y a beaucoup d’autres points à aborder avant de réaliser de telles manœuvres.

 

 

Pourquoi suivre un stage de pilotage en parapente?

Pour améliorer sa sécurité et ses performances ! Les motivations sont aussi nombreuses qu’il y a de pilotes. Ce stage va permettre de travailler sur son mental, sa technique et sa connaissance du matériel.

Le mental : Se rassurer, prendre confiance en soi et en son matériel. Reprendre confiance après une mésaventure. Démystifier l’inconnu. Surmonter sa peur. Oser…

La technique : Découvrir un langage technique permettant de parler de pilotage. Faire le point sur son niveau technique. Comprendre la « mécanique pendulaire » d’un parapente. Apprendre des techniques utiles et adaptées à sa forme de pratique. Apprendre à réagir correctement et éviter le sur-pilotage. Savoir descendre rapidement. Accéder à la voltige…

Le matériel : Régler son matériel (commandes de frein, sellette…). Vérifier le bon fonctionnement de l’extraction du parachute de secours. Explorer les réactions de sa voile. Vérifier sa capacité à dominer sa voile.

 

Y-a-t-il un niveau minimum requis ? 

Autonomie au décollage et à l’atterrissage : 50 à 70 vols minimum. Attention, au printemps (avril, mai et juin), les conditions aérologiques peuvent être fortes sur le site: thermiques en sortie de décollage, brise forte et atterrissage parfois délicat. Pour assurer un stage confortable, il est donc recommandé d’avoir l’expérience de telles conditions pour participer à un stage en cette saison. Pour les pilotes moins aguerris, il est préférable de choisir l’automne pour réaliser votre stage dans des conditions aérologiques apaisées.

Le pilotage est à travailler tout au long de sa carrière d’homme volant. Dès qu’un pilote est autonome en conditions calmes (savoir décoller, réaliser un plan de vol et atterrir), il est conseillé d’approfondir son niveau technique avant d’aller affronter les conditions aérologiques variées : apprendre les bases du pilotage pendulaire d’un parapente (gérer le roulis, le tangage et les petites rotations), apprendre à réagir correctement en cas de fermetures, savoir descendre… Cela s’apprend en stage de pilotage.

 

Faut il finir à l’eau?

 

Faire-secours en parapente.Plouf dans l'eau! Pilote de parapente en SIV amerrissage dans le lac d'Annecy sous parachute de secours.

 

Un stage de pilotage n’est pas un stage de baignade ! Le but est de réussir les exercices et de venir poser tranquillement au sec. L’engagement dépend de chacun. Un pilote cherchant à travailler certaines manœuvres de voltige, ou celui volant avec une aile de compétition et une sellette à cocon, s’expose plus que celui qui souhaite découvrir les bases tranquillement. En moyenne, la probabilité de finir à l’eau au cours du stage est de moins de 10%.

 

Une progression individualisée.

 

A chacun sa progression. Chaque stagiaire arrive avec un bagage technique, un mental et des objectifs personnels… En fonction de vos envies, de votre forme de pratique, de votre matériel et de vos réelles capacités, David EYRAUD vous proposera des exercices adaptés. David possède un classeur avec une fiche de suivi pour chaque stagiaire permettant de suivre les progrès individuels de chacun.

 

 

Quelques exemples de profils de stagiaire :

Sabine, 32 ans, 45 vols en deux ans. N’a jamais suivi de stage de pilotage, n’a jamais fait de 360 engagés, n’a jamais connu de fermeture. Elle aimerait explorer les réactions de sa voile avant de s’aventurer en conditions thermiques plus fortes. Ce stage de pilotage va lui permettre de découvrir les bases du pilotage : le tangage et la capacité à freiner une abattée. Le pilotage à la sellette et le contrôle du roulis. La découverte des fermetures asymétriques et la capacité à contrer. La découverte de la parachutale et des fermetures frontales. La découverte des virages pendulaires. La découverte des 360 engagés et des différentes sorties…

Bernard, 39 ans, plus de 600 vols en 5 ans. Vient d’acheter une voile de compétition et une sellette à cocon. Pratique le cross et n’aime pas les 360. Il souhaite se rassurer en explorant les réactions de sa voile et acquérir des gestes sûrs afin d’améliorer son mental et donc ses performances. Ce stage de pilotage va lui permettre de travailler les freinages de fortes abattées, la gestion des fermetures, le contre de l’autorotation et la gestion des cravates, les amorces de vrille, le décrochage et la marche arrière de sécurité…

Nicolas, 22 ans, plus de 400 vols en 2 ans. Adore jouer avec son aile ! N’a jamais suivi de stage de pilotage et a appris la SAT avec des copains. Il aimerait aller plus loin dans la voltige et apprendre l’hélicoptère. Ce stage va lui permettre de consolider ses bases techniques et d’acquérir un langage et une culture du pilotage et de la voltige. Apprendre des gestes techniques comme le décrochage et la marche arrière de sécurité, et débuter le travail vers l’hélicoptère. L’objectif est d’arriver au niveau minimum pour pouvoir poursuivre le travail à la maison avec une sécurité optimum…

 

Le principe de progressivité.

Aborder un mouvement progressivement, c’est débuter avec de petites amplitudes puis augmenter peu à peu au fur et à mesure que le pilote prend des repères… Mais avant d’aborder un nouvel exercice ou une nouvelle manœuvre, il faut des compétences minimum que l’on appelle des prérequis.

 

Par exemple : Avant d’aborder des manœuvres pouvant provoquer des cravates (emmêlement de la voile dans le suspentage), il faut être capable de contrer une autorotation (rotation provoquée par une fermeture ou une cravate). Avant de travailler l’autorotation, il faut maîtriser les 360 engagés. Avant de travailler les 360 engagés, il faut maîtriser les sorties de 360 pas très engagés dont la fameuse sortie en chandelle (ressource) suivie de son abattée. Pour travailler le contrôle des abattées, il faut commencer par le tangage…

 

Ainsi, chaque pilote progresse à son rythme, et avance dans la progression au fur et à mesure qu’il valide l’acquisition de nouvelles compétences.

 

 

Évaluation permanente et validation des acquis.

Une compétence peut être considérée comme acquise lorsque le pilote est capable de l’appliquer sans accompagnement par le moniteur. Tout d’abord en réalisant un exercice en autonomie radio. Puis en appliquant une technique au cours d’autres évolutions (freiner correctement chaque mouvement d’abattée, dissiper l’énergie après toutes les rotations, éviter les autorotations en contrant à chaque fermeture). Si, au cours d’un exercice, il s’avère qu’une technique n’est pas complètement acquise, David vous proposera des exercices destinés à corriger vos lacunes.

 

 

Ramener des devoirs à la maison.

Ce stage n’est pas une fin en soi… mais un commencement ! Certains exercices peuvent prendre du temps avant d’être réalisés à la perfection. David vous proposera certains exercices que vous pourrez travailler à la maison ! Comme un musicien fait ses gammes pour affiner sa gestuelle avant de jouer de la musique, un bon pilote réalise de petits exercices afin de découvrir un nouveau matériel ou de perfectionner sa technique.

 

La progression en pilotage

David EYRAUD propose de synthétiser dans un tableau la progression en pilotage.

progression pilotage parapente

Tableau de la progression en pilotage

En vert, les exercices du niveau brevet initial. En bleu, les exercices du niveau brevet de pilote. En marron, les exercices du niveau brevet de pilote confirmé.

 

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