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L’hélicoptère  3/6

La parachutale aux freins

Une des meilleures situations pour lancer un hélicoptère est une phase parachutale. C’est depuis cette configuration que l’on a le plus de chance d’obtenir un hélico bien axé dès le départ.

Mais la parachutale aux freins est déjà un exercice difficile en soit qu’il faut aborder avec progressivité.

Cette page est assez longue car la parachutale aurais pu mériter un chapitre en entier…

 

Définition

La parachutale est une forme de déplacement dans la masse d’air : l’ensemble aile + pilote se déplace verticalement. Les filets d’air attaquent le profil avec un angle d’incidence proche de 90°. Une partie des filets d’air contourne le profil par le bord d’attaque, l’autre par le bord de fuite. La parachutale est donc une sorte de décrochage mais sans marche arrière.

La parachutale peut être un incident de vol comme nous en avons déjà parlé dans la 3ème partie de ce manuel (ici).

Lors d’une parachutale, le pilote peut constater l’absence de vent sur le visage ce qui donne un côté silencieux à la manoeuvre.

Lors d’une parachutale, la voile a un aspect caractéristique : comme il n’y a plus de pression interne, l’intrados est dégonflé, dans la corde et dans l’envergure avec les pattes d’attache des suspentes qui forment de petites pointes. On dit que l’intrados est ondulé, qu’il présente un aspect « gaufré ».

Photo : aspect caractéristique d’une voile en parachutale.

 

Le moyen le plus simple de vivre une parachutale est de réaliser une traction des élévateurs B, comme nous en avons parlé (ici).

Mais réaliser et tenir une parachutale aux freins est beaucoup plus difficile !

En effet la parachutale est un état particulièrement instable. La voile n’a qu’une envie : sortir de cette configuration.

Elle peut :

  • soit revoler en marche avant en marquant une abattée,
  • soit partir en marche arrière,
  • soit partir en vrille d’un côté ou de l’autre…

 

Il faut un pilotage actif pour la forcer à rester en parachutale.

Mais avant d’en arriver là, voyons les éducatifs qui permettent de progresser pas à pas.

 

 

Oups ! 

La partie la plus importante de cette leçon est réservée aux abonnés.

C’est dommage !

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Voici seulement la conclusion…

Je vous conseille vivement de venir découvrir ces exercices en stage, au dessus d’un plan d’eau, muni d’un gilet de sauvetage, avec un bateau prêt à venir vous repêcher, filmé et avec l’expertise d’un moniteur expérimenté.

Mais lorsque vous avez bien compris et que vous ne commettez plus les erreurs de débutant, il faudra poursuivre ce travail à la maison, sans modération, afin de devenir très fort dans ces exercices. 

Plus vous êtes bon en parachutale, plus simple sera l’apprentissage de l’hélicoptère !

 

 

Conclusion

Le travail de la parachutale devrait vous donner une bonne idée du niveau de difficulté de l’hélicoptère.

Un bon niveau en parachutale vous permettra de progresser efficacement en hélicoptère.

D’une part pour préparer efficacement les portes d’entrée avec une bonne régularité.

D’autre part parce qu’en travaillant le maintien de la voile en parachutale, vous devez piloter avec des gestes très proches de ceux nécessaires au pilotage d’un hélicoptère.

 

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