Accueil - Manuel de Pilotage-Couverture - Lexique

Lexique

Le jargon du pilotage

Les définitions

 

Accueil                    Sommaire                   Sommaire détaillé

 

A

A. Nom donné aux suspentes et aux élévateurs avant. Les élévateurs avant peuvent être séparés en deux avec un A’ qui permet de réaliser plus facilement les oreilles. Les suspentes avant sont celles reliées aux bord d’attaque de la voile. La ligne des avants représente l’alignement de toutes les pattes d’attache avant.

Amortissement. La notion d’amortissement fait référence à la manière et la rapidité avec laquelle un objet placé en position de déséquilibre retrouve son point d’équilibre et arrête de balancer.

 

B

B. Nom donné aux suspentes et aux élévateurs B. La ligne des B est la deuxième ligne après les A ou avant.  Les suspentes B sont toujours reliées aux élévateurs B. Les élévateurs B peuvent également accueillir d’autres suspentes comme la suspente de bout d’aile.

C

C. Nom donné aux suspentes C. La ligne des C est la 3ème ligne après les A ou avant.  Les voiles de compétition n’ont pas de C. Les suspentes C peuvent être reliées aux élévateurs C. Si la voile ne possède pas d’autres élévateurs plus en arrière on peut qualifier les élévateurs C d’élévateurs arrière. Certaines voiles ont les suspentes C reliées à la même suspente basse que les suspentes D. L’élévateur arrière doit alors être qualifié de CD.

Cascade d’Incidents: Succession d’incidents de vol qui s’enchaînent les uns derrière les autres. Chaque incident provoque un autre incident qui en provoque un autre à son tour. Il suffit d’une succession de deux incidents liés l’un à l’autre pour parler de cascade.

 

D

D. Nom donné aux suspentes D. La ligne des D est la 4ème ligne après les A ou avant.  Certaines voiles n’ont pas de D. Les suspentes D peuvent être reliées aux élévateurs arrière. Certaines voiles ont les suspentes D reliées à la même suspente basse que les suspentes C. L’élévateur arrière doit alors être qualifié de CD.

Désorientation spatiale. C’est la perte d’orientation que l’on peut subir en vol. La perception de l’horizon est altérée. L’oreille interne se met à transmettre des indications erronées. Le pilote est perdu mais ne le sait pas forcément. La désorientation spatiale peut se produire lors de vol sans visibilité, ou bien si le pilote ne fait que regarder sa voile. Le seul remède à la désorientation spatiale est de regarder (et voir) l’horizon. Regarder la terre et non son parapente!

Détwister. Action de défaire un twist.

 

E

 

F

Frontière. On parle de frontière pour évoquer l’instant précis où un mouvement pendulaire s’arrête avant que le mouvement suivant apparaisse. On parle parfois de “passage“. On trouve des frontières dans toutes les manoeuvres pendulaires (roulis, tangage, 360, wing-over…). Les frontières sont des moments clef pour le pilotage. Il faut donc être capable de les identifier avec précision afin d’avoir les bons timings pour nos actions de pilotage.

 

G

Garde. La garde correspond à la quantité de frein qu’il est possible de libérer au dessus du point de contact, en remontant la poulie

 

H

 

I

 

Instabilité pendulaire.  Les mouvements pendulaires influencent directement l’assiette et le roulis. Tout cela joue sur la maniabilité, le risque de fermeture et le débattement aux commandes. Un déséquilibre de départ, provoqué soit par l’aérologie soit par le pilotage, va générer toute une séquence de mouvements pendulaires avant de s’amortir. On parle alors d’instabilité dynamique.

 

J

 

K

 

L

 

M

 

 

 

Mains baladeuses. Expression pour décrire les gestes involontaires des mains du pilote qui provoquent des actions non souhaitées et potentiellement dangereuses. Les mains baladeuses sont souvent responsables du surpilotage et des cascades d’incidents. Pour éviter les mains baladeuses, il faut se tenir aux élévateur. Notamment pour faire bras hauts et pour la marche arrière.

Mouvements pendulaires. Les mouvements de balancement entre la voile et le pilote. Ils influencent énormément le pilotage et le compliquent.

 

N

 

O

 

P

Pilotage. La tâche du pilote. Ensemble des décisions et des actions permettant de manœuvrer un aéronef et d’en garder le contrôle.

 

Point de contact. Le point de contact correspond à la quantité de frein à partir de laquelle on commence à déformer le bord de fuite. Il s’agit du point zéro. A partir de ce point, si le pilote remonte ses mains, il ne se passe rien. Mais si le pilote descend les mains, le bord de fuite commence à se déformer.

Point zéro. Le point “zéro” évoque une position de départ. Par exemple au niveau des balancements pendulaires, le point zéro évoque la position normale de la voile en vol droit et stabilisé (voile à la verticale du pilote). Au niveau des commandes de frein, le point zéro évoque le point de contact.

Poste de pilotage. Espace réservé au pilote, qui contient toutes les commandes nécessaires au contrôle de l’appareil. Pour un pilote de parapente, le poste de pilotage correspond à tout ce qu’il est possible de saisir avec les mains ou les pieds:  les commandes de frein, la sellette, les élévateurs, le bas des suspentes, la poignée de secours ou l’accélérateur.

 

Q

 

R

 

 

Roulis. Les mouvements de roulis sont des mouvements de rotation autour de l’axe longitudinal du parapente (parallèle à la direction). La plupart du temps, cet axe est horizontal et passe théoriquement par le centre de gravité de l’ensemble aile + pilote (soit légèrement au dessus du pilote). Ce sont des balancements latéraux. Si l’on se place du point de vue du pilote, on peut dire qu’il s’agit des mouvements de l’aile vers la droite ou vers la gauche. Un mouvement de roulis peut être provoqué par l’aérologie ou bien par le pilotage. Il y a deux mouvements de roulis.  Le roulis vers droite: l’aile va vers la droite du pilote. Le roulis vers la gauche: l’aile va vers la gauche du pilote.

Roulis inverse. Mouvement de roulis opposé au roulis souhaité par le pilote. On parle de roulis inverse par exemple lorsqu’une action à droite provoque un roulis vers la gauche.

 

S

 

Stabilité pendulaire. La notion de stabilité indique qu’un objet a tendance à revenir à son point d’équilibre : une bille pendue au bout d’un fil reviendra toujours à sa position initiale.

Surpilotage. On parle de surpilotage pour évoquer une action correcte dans son intention mais mal réalisée: soit trop fortement dosée, soit réalisée hors timing.

 

T

Tableau de bord. Ensemble des paramètres de vol et leurs indicateurs. En parapente, il n’existe pas d’instrument réellement utile pour le pilotage. Notre tableau de bord est essentiellement mental et sensitif (vent relatif, pression dans les commandes…)

 

Timing. Le timing est l’instant précis où une action est réalisée. Ce timing n’a rien à voir avec le temps qui passe et que l’on pourrait mesurer en secondes. Le timing fait référence au mouvement pendulaire dans lequel on se situe.

Twist. Croisement des élévateurs lors d’une rotation non harmonieuse entre le pilote et la voile sur l’axe de lacet. Le terme est issu de l’anglais et veut dire tordre. En parachutisme, on emploie parfois le mot torsade. On parle de twist a partir d’un demi tour: lorsque les élévateurs ou les suspentes se croisent.

U

 

V

 

W

 

X

 

Y

 

Z

Zéro. Voir point zéro.

 

Accueil                    Sommaire                   Sommaire détaillé